France
France,
6 lettres pour se dire quelle chance
Ou plutôt quelle insouciance
De vivre ici sans qu'on y pense
France,
Si beau pays de mon errance
Où l'on se traîne quelle élégance
A tant baigner dans l'aisance
France,
J'ai pas connu de murs immenses
De terrains minés dès l'enfance
Les barrières j'en connais l'absence
Mais j'ai pas le sourire aux lèvres
Il faudrait que tu me réveilles
Ouvrir les yeux regarder en bas
Changer de peau porter ta croix
France,
Tendre pays de mon errance
Et moi j'me traîne quelle insolence
A me noyer dans l'aisance
France,
Des larmes en or comme indécence
Mais c'est fini l'adolescence
Baiser la vie faudrait que j'y pense
Et j'ai pas le sourire aux lèvres
Il faudrait que tu me réveilles
Ouvrir les yeux regarder en bas
Changer de peau porter ta croix
Porter ta croix autour de moi
France,
6 lettres pour se dire quelle chance
Ou plutôt quelle insouciance
De vivre ici sans que j' y pense…
…en France
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Serrer les poings
Les couleurs ondulent sur ta joue
Du bleu au rouge, le regard flou
Le corps en vie, le cœur meurtri
Pour qui encore rester ici
Faudra que tu serres les poings
Plus fort que çà
Desserrer l'étreinte
De ses bras
Pour qui résister, fais le pour eux
Parce qu'il y a le monde dans leur yeux
Tellement de toi sans artifice
Un peu de lui sans tous ses vices
Mais faudra que tu serres les poings
Plus fort que çà
Desserrer l'étreinte
De ses bras
Détache-toi
Les couleurs ondulent sur tes joues
Combien de temps pour être à bout
Le corps en vie, le cœur meurtri
Ne le laisse pas vivre ta vie
Faudra que tu serres les poings
Plus fort que çà
Pour briser l'étreinte
De ses bras
Allez, détache-toi
Faudra serrer les poings
Plus fort
Faudra serrer les poings
Encore
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Etre grand
Pourquoi le ciel est rouge et ces cris dans le vent
Pourquoi cette femme qui pleure en serrant son enfant
Pourquoi il bouge plus, pourquoi il saigne autant
Pourquoi il bouge plus, est-ce qu'il dort Maman
Dis-moi c'est quoi un bombardement
Dis-moi c'est quoi un bombardement
Moi j'veux pas grandir, j'veux pas grandir
J'veux pas grandir, j'veux pas grandir
Si c'est çà être grand
Et ces hommes qui s'écroulent comme des châteaux de cartes
Comme mes jouets quand j'en ai marre
Est-ce que tu crois qu'on les répare
Maman j'ai mal de leurs regards
Dis-moi pourquoi ces bombardements
Dis-moi au nom de quoi ces bombardements
Moi j'veux pas grandir, j'veux pas grandir
J'veux pas grandir et devenir comme ces gens
Me laisse pas grandir, me laisse pas grandir autant
J'veux pas grandir pour finir par goûter au sang
Moi j'veux pas grandir, j'veux pas grandir
Me laisse pas grandir, me laisse pas grandir autant
Moi j'veux pas grandir si c'est çà être grand
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Superficiel
A faire partie du zoo
On en oublierait presque
Qu'on fait partie du lot
De tous ceux qu'on déteste
A raser les murs de si près
Jusqu‘à se fondre dans le décor
A rester toujours en apnée
On s'endort
Je suis comme vous
Je suis comme vous
A me regarder pleurer
Sans avoir mal et sans tomber
Je suis comme vous
Ni chien ni loup
A suivre des yeux l'essentiel
Mais tellement superficiel
On a si souvent rêvé
De décrocher la lune
Trop faibles pour essayer
Et faire un pas de plus
La fièvre nous a lâché
Bercée par les habitudes
La rage est partie en fumée
Qu'on nous rallume
Je suis comme vous
Je suis comme vous
A me regarder pleurer
Sans avoir mal et sans tomber
Je suis comme vous
Ni chien ni loup
A suivre des yeux l'essentiel
Mais tellement superficiel
S'il suffisait d'entendre
Pour enfin comprendre
Mais on est bien trop tendres
Si peur de finir en cendres
Je suis comme vous
Je suis comme vous
A me regarder pleurer
Sans avoir mal et sans tomber
Je suis comme vous
Ni chien ni loup
A suivre des yeux l'essentiel
Mais tellement superficiel
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